Qui était Norbert Zongo ?

Né en 1949 à Koudougou, Norbert est passionné de journalisme dès son plus jeune âge. Il crée son premier journal au collège et s’y exerce déjà à l’investigation.
Par la suite, Norbert commence des études en journalisme au Togo, mais après avoir tenté de publier un roman critique envers le régime Eyadema, il s'y retrouve vite dans la ligne de mire des services secrets togolais auxquels il réussit à échapper. Obligé de fuir le Togo, il est envoyé en prison dès son arrivée au Burkina Faso, pendant une année.
Norbert Zongo poursuivra plus tard ses études au Cameroun grâce au soutien de son ami et mentor, le célèbre écrivain ivoirien Amadou Kourouma. De retour au pays, il trouve un poste dans la presse d’état mais ses articles y sont systématiquement rejetés. Il finit donc en 1993 par créer son propre journal, à Ouagadougou : un hebdomadaire qui s'intitule bientôt « L'indépendant ».
Dès ce moment, Norbert publie sous le nom de plume de Henri Sebgo. Il choisit comme credo Borry Bana qui signifie « la fuite est terminée ». Cette expression du fameux combattant africain Samory Touré symbolise la fin de son nomadisme circonstanciel. Avec son journal, Norbert décide d’affronter son destin.

L’Indépendant acquiert très vite une renommée grandissante. L'hebdomadaire dénonce sans crainte les différents régimes africains. Mais le journal de Norbert Zongo révèle surtout des affaires impliquant les premiers cercles du président Blaise Compaoré.
Au cours de ses investigations, Norbert lève le voile sur l’enlèvement et le meurtre de David Ouedraogo, le chauffeur du jeune frère du chef de l'Etat. Norbert s’attaque directement à François Compaoré qu’il tient pour responsable de la mort violente de son chauffeur. Dès lors, le destin de Norbert Zongo semble entre les mains de la famille présidentielle... C’est dans le cadre de cette affaire qu’il sera assassiné le 13 décembre 1998, à 107 kilomètres au sud de la capitale.

En effet, après avoir ouvert une investigation journalistique sur la mort mystérieuse du chauffeur de François Compaoré, le frère du président Blaise Compaoré, Norbert Zongo meurt, assassiné puis calciné le 13 décembre 1998, avec les trois compagnons (Blaise Ilboudo, Ablassé Nikiéma et son frère Ernest Zongo) qui avaient pris place à bord de son véhicule, provoquant ainsi une très vive émotion à travers tout le pays. Suite à cet assassinat, de nombreuses manifestations sont organisées à travers tout le pays. La tension reste durablement vive, notamment dans certaines localités comme Koudougou, la ville natale de Norbert Zongo .
Suite au mécontentement populaire, le président Blaise Compaoré laisse une enquête judiciaire s'ouvrir. Mais au bout de sept ans d'instruction, le seul inculpé, Marcel Kafando, chef de la sécurité rapprochée du Président du Faso à l’époque des faits, et par la suite condamné dans le dossier de la mort du chauffeur de François Compaoré, finit par bénéficier d’un non lieu le 18 juillet 2006 au motif qu'un témoin clé se serait partiellement rétracté dans ses accusations...
Reporters sans frontières (RSF) affirme le 20 octobre 2006 que le rapport d'enquête de la Commission d'enquête indépendante (CEI) sur l'assassinat de Norbert Zongo avait été expurgé d'éléments mettant en cause François Compaoré, le frère du président Blaise Compaoré, et un homme d'affaires proche du pouvoir, Oumarou Kanazoé. Plusieurs fois cités dans cette affaire, Compaoré et Kanazoé ont toujours nié toute implication. A l’heure ou vous lisez cet article, les vrais coupables sont toujours en liberté, mais le peuple a faim de la justice, de lumière... Vivement que la justice soit enfin rendue dans ce dossier !

3 commentaires:

Anonyme a dit…

la famille compaoré est une famille d'assissin. Après l'assassinat de son meilleur ami THOMAS SAKANRA, c'est son petit frère qui assassine son chauffeur et Blaise compaoré encore se charge d'envoyé ses microbes assassiné Norbert Zongo, le journaliste qui a levé la voile sur l'assassinat du chauffeur du jeune frère du président.

HONTE A VOUS LES COMPAORE, QUE LA JUSTICE SOIT ENFIN RENDUE et on arrive parce qu'on a finit la formation qui a durer près de 10ans, vous payerez pour THOMAS ET NORBERT.

Anonyme a dit…

il est vraiment déplorable que l’Afrique soit dans cette immense injustice, pourquoi alassane ouattara laisse ce dictateur de Blaise compaoré dans son pays? Ils ont assassiné un pauvre journaliste qui ne faisait que son travail. L4AFRIQUE DOIT ETRE RÉÉDUQUER.

Laye Traore a dit…

Je m'engage car ses œuvres ne doivent pas rester veines. Ça sera déplorable pour tous les Africains.